Entre discours et réalité, les jeunes attendent des actions concrètes, pas des promesses vaines

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Journal du Cameroun – 10 février 2026

Malgré ces appels à l’action, Ernesto Yene, animateur socio-éducatif et membre de la Fondation Conseil Jeune, apporte une réflexion plus critique sur la situation. Selon lui, il serait naïf d’attendre de véritables solutions à court terme sans une remise en question des structures profondes du pays. Il dénonce la corruption endémique et les inégalités qui continuent d’entraver l’essor de la jeunesse et la possibilité de réformes profondes et efficaces. Il doute que le président Paul Biya et son gouvernement aient la capacité de résoudre ces problèmes structurels, et estime qu’en l’absence de réformes fondamentales, les jeunes continueront de subir des promesses vides.

Pour Ernesto Yene, les discours présidentiels sont devenus des annonces cosmétiques. En lieu et place d’engagements réels, il s’agit souvent de promesses non tenues, parfois même de paroles perdues. Selon lui, la jeunesse camerounaise, malgré son amour pour le pays, perd progressivement confiance dans les discours présidentiels, qui manquent de réalisme et de suivi.

Ernesto Yene propose des mesures immédiates et palpables, telles que l’interdiction des « whyski » en sachet, un fléau de santé publique parmi les jeunes, et un état des lieux des projets jeunes avec des rapports publics. Il insiste également sur l’abaissement de l’âge électoral à 18 ans, sur la gratuité de l’école primaire, et sur l’annulation des Accords de Partenariat Économique (APE) qui, selon lui, nuisent aux jeunes et à l’économie locale. Il plaide aussi pour la vulgarisation de l’enseignement professionnel et pour une révision du système éducatif.

Ernesto Yene souligne l’impossibilité de continuer à accepter des discours pleins de promesses sans fondement. Les jeunes ne demandent pas des paroles, mais des actions concrètes qui transforment leur quotidien.

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